Open Chronic

Améliorer la prise en charge des malades chroniques

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère des Solidarités et de la Santé souhaite construire une base de données des parcours de soin des malades chroniques et faciliter, pour les agences et établissements de santé, le développement d’une variété d’outils, notamment pour mieux comprendre les variabilités de prise en charge des malades et mieux coordonner les différents professionnels de santé (ville/hôpital).

Open Chronic : améliorer la prise en charge des maladies chroniques et grâce à une nouvelle base de données de santé

La problématique

Le vieillissement de la population et les évolutions de comportement notamment autour de l’activité et de l’alimentation conduisent à une transformation épidémiologique majeure : une forte croissance des pathologies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète ou le cancer. En France, près de 10 millions de personnes souffrent d’une affection de longue durée (ALD), soit 15% de la population et le taux pourrait grimper à 20% en 2025.

Améliorer la détection précoce, la prise en charge et les parcours de soins des patients concernés constitue un défi majeur des années à venir pour le système de santé sachant que la prise en charge de ces patients représente plus de 70% des dépenses de l’assurance maladie. Constituer une base de données dédiée à la question est un axe particulièrement prometteur pour y parvenir puisque cela permettra d’effectuer des analyses très ciblées.

Le défi : constituer une base de données sur les affections de longue durée, complète et exploitable

La loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé français a créé et permis l’accès au Système national des données de santé (SNDS). Il regroupe la base de données des feuilles de soin, les données hospitalières et la base des causes médicales de décès.

A partir des données exhaustives du SNDS sur un an et en profondeur sur un échantillon de 4 millions de patients, les EIG devront :

  • créer la base Open Chronic pour permettre l’analyse des parcours de malades souffrant d’ALD. L’extraction des parcours de soins demandera des compétences poussées en data engineering pour parvenir à traiter la volumétrie (plusieurs centaines de To) et la complexité (structuration variable) des données du SNDS.

  • développer des outils permettant le traitement simplifié des données par l’Etat et les agences sanitaires dans le cadre de leur misison de service public. Plusieurs pistes pourront être explorées :

    • la mise en place de modèles prédictifs de détection de patients présentant un fort risque de développer une ALD ;
    • l’analyse de la coordination des professionnels de santé ville/hôpital ;
    • l’analyse de la variabilité de la prise en charge tout au long du parcours de soins…