b@liseNAV : rendre les trajets en mer plus sûrs en réalisant une carte marine augmentée

La problématique

La signalisation maritime (phares, balisage des côtes), les avis aux navigateurs et les cartes marines sont essentiels pour permettre aux navigateurs de parer les dangers, de déterminer leur route et de se positionner. Les changements sur la signalisation maritime, planifiés ou fortuits, sont gérés par les services des phares et balises qui transmettent l’information au Shom, chargé de les diffuser.

Toutefois, les délais d’actualisation des cartes sont conséquents, y compris pour les formes numériques des cartes (ENC) dont les données sont parfois saisies à plusieurs reprises. Par ailleurs, la restitution de l’information de balisage via la carte marine (symboles et légendes statiques) exige un certain temps de lecture et d’interprétation par l’usager.

Le défi : faciliter la diffusion et la lisibilité des informations de signalisation maritime

Le but est de fiabiliser les données partagées entre les administrations pour constituer une information nautique rapide et sûre à destination de l’usager, et accompagner la lecture des cartes marines par des illustrations et des mises en situation. Ce défi poursuit trois objectifs majeurs :

  • Améliorer la transmission des informations de navigation diffusées et reçues (informations de changement de la signalisation, avis aux navigateurs), par suppression des redondances, synchronisation et mise à jour en temps réel des données ;
  • Proposer une lecture des informations de navigation plus dynamique grâce à une “carte marine augmentée” (agrégation des contenus des ouvrages nautiques et des cartes marines) ;
  • Innover sur le contenu, la représentation, la symbologie, le format, etc. de la couche numérique des informations de signalisation maritime à produire sur le portail du Shom.

Le projet étend le concept identifié dans le projet de la plateforme nationale de l’information nautique (projet PING) en visant à connecter en amont les services producteurs de l’information. Les informations qualifiées de signalisation maritime seront disponibles dans des protocoles ouverts et reconnus.

Les 2 EIG

  • Adrien Signorino: Géomatique (interfaçage de systèmes)

Photo d'Adrien Signorino

Adrien Signorino est passionné depuis toujours par l’entrepreneuriat, les nouvelles technologies et la cartographie. C’est ce qui l’a conduit à étudier à l’école 42 et à HEC. Il est également le co-fondateur de la start-up MonWagon, le GPS communautaire des transports en commun.

Son profil Linkedin Son compte Twitter : @signoOngis
  • Arnaud Ménard : Géomatique (cartographie) :

Photo d'Arnaud Ménard

« Arnaud, 48 ans, entre Paris et Lorient, une fille de 22 ans.

Rêvant design, diplômé informatique, je travaille dans le secteur des serveurs connectés depuis 1993, avec suffisamment de voile pour avoir eu la chance de vivre un cap Horn.

Depuis 2 ans, je porte un projet de promotion du nautisme et du tourisme via le cloud et l’IoT, swail.io, une startup basée à Lorient.

Et donc aujourd’hui les EIG, un programme Etalab pour travailler sur un défi passionnant; dont j’ai cru comprendre que j’étais le doyen, quelle fierté! Aurais-je conservé une jeunesse d’esprit? Je rejoins le Shom pour les cartes nautiques augmentées, cap à l’Ouest! »

Son profil Linkedin

Le mentor : Eric Le Guen

Photo d'Eric Le Guen, mentor

Depuis 2015, Eric Le Guen est le référent de l’infrastructure de données géographiques du Shom au sein du département de Géomatique qu’il dirige depuis 2017. Auparavant, il a passé de nombreuses années en tant qu’ingénieur au département de cartographie où il a occupé différents postes tant en conception, production et mise à jour de cartes marines – papier et électronique (ENC) – qu’en expertise sur les systèmes de production.

Cap à l’Ouest, la mer est à l’honneur! Le Shom et son partenaire de la Direction des affaires maritimes sont ravis d’intégrer cette seconde promotion des EIG. Nous allons tous ensemble démontrer que nous pouvons accélérer l’information des usagers de la mer en matière de signalisation maritime, puis mettre à disposition ces données sur un portail et enfin proposer de nouveaux services innovants pour améliorer la sécurité de la navigation.

« La mutation numérique transforme la relation entre le Shom et les usagers de ses produits et services, ainsi que ses processus internes. Il est ainsi possible de renforcer la fluidité des relations avec ses clients et de leur proposer des améliorations substantielles du service rendu. » Extrait du Contrat d’objectifs et de performance entre le Shom et l’Etat 2017-2020.

En savoir plus : le pitch du défi en 4 slides